2- Quelle vision nouvelle peut apporter l’approche « archipélique » sur un plan politique ?

Devant la désillusion assez générale provoquée par l’état de notre monde, pourquoi ne pas prêter une oreille attentive à cette proposition de changement de point de vue, afin de sortir du cadre ?

Nous avons jusqu’à présent privilégié une inscription continentale qui favorise la notion de dur, de terre, de repli derrière des frontières. Nous proposons maintenant de penser à partir de représentations plus fluides, celles des archipels, baignés par l’eau ce liquide merveilleux, aux propriétés encore mal connues. Envisageons-nous, avec l’ensemble de nos organisations, comme des îles voisines et proches de leurs sœurs mais irréductibles dans leurs singularités et leur irremplaçabilité !Ce faisant, on peut sentir sur un plan symbolique – et peut-être spirituel – que le changement de point de vue qui nous fait placer au coeur de l’élément liquide désigné par presque toutes les traditions comme source de vie, moyen de purification et de régénération, nous emmène vers la conception d’une relation aux autres différente.
Notre monde a soif de sens :
« Une civilisation technicienne et industrielle, par les manques et les pollutions qu’elle suscite, peut aviver le besoin, l’angoisse et l’appétit de signes qui parlent »
(dictionnaire des symboles par Chevalier et Gheerbrant p.382).