8- Pourquoi avons-nous le sentiment que la notion d’archipel est “une idée dont le temps est venu” ?

De toutes parts et depuis plusieurs années, une plainte s’exprimait dans le milieu des alternatifs ; nos expérimentations sont innombrables, beaucoup sont viables, voire exemplaires, mais nous n’arrivons pas à nous relier autrement que dans des mobilisations passagères, voire des actions communes limitées. Il nous faut trouver des modes nouveaux d’articulation entre nous, sur des valeurs communes ou proches, donnant à nos actions une synergie et une visibilité plus forte, capables de faire bouger le système médiatique et politique dominant, tout en nous permettant de développer des  réalisations. Une articulation peu énergivore, apprenante et stimulante. 

Les dangers environnementaux, sociaux, économiques, identitaires de notre temps accentuant les besoins de changement à tous niveaux, et le développement de notre capacité de résilience et d’invention du monde de demain, l’émergence d’un “outil conceptuel” issu de l’oeuvre d’un grand poète venait à point nommé.

Penser notre société, du local au global, où des “îles” en recherche de reconnaissance mutuelle se relieraient pour construire un avenir respirable était le bon chemin. 

Il restait à l’emprunter…

1 : Pour reprendre Victor Hugo : “Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c’est une idée dont l’heure est venue.”