Bien vivre en acte

La notion du Bien Vivre en acte se relie bien sûr au Buen Vivir améridien. Mais il faut relier aussi cette dimension écologique à une dimension tout à la fois personnelle et politique, celle qui relève de ce que le philosophe Felix Guattari nommait « l’écosophie » qui renvoie à un changement de posture, un changement comportemental qui touche autant la dimension TPTS, c’est à dire l’articulation entre transformation personnelle et transformation sociale.
Dans cette perspective il nous faut placer, au cœur des mouvements sociaux et citoyens le Bien Vivre comme un enjeu d’expérience et pas seulement d’espérance. Pour qu’une transition vers des sociétés du bien vivre soit possible il faut qu’il soit désirable. C’est parce qu’une anticipation par un nouveau type de mouvement social et citoyen de formes d’organisations écologiques, politiques économiques, éducatives et sociales aura créé à la fois ce désir et la démonstration qu’il est réalisable que des forces beaucoup plus nombreuses pourront en faire eux mêmes un projet.

Transposition de la notion amérindienne de "Buen Vivir" qui s'attaque au développement à l'occidentale, à un changement de posture personnelle et politique, tant de l'individu que du collectif, dans l'expérience et non seulement le plaidoyer.