Sous-titre de section

Notre raison dêtre

« Pour bâtir ensemble et vivre dès maintenant des jours heureux, relions les
acteurs de la transition écologique, sociale et démocratique. Faisons de la
diversité et du foisonnement des initiatives une force citoyenne capable de
résister au désordre établi, de bousculer et de dépasser un système destructeur
grâce à nos propositions et nos actions. »

Fondamentaux_old

Après trois années de fonctionnement, l’Archipel « Osons les jours heureux » a souhaité, avec humilité, partager ce qui lui semble caractériser les «fondamentaux» d’une pratique d’action et de gouvernance « en Archipel ».
Cette réflexion est une contribution, parcellaire, incomplète, non figée, dans l’esprit du logiciel libre. Elle est évidemment parcellaire, incomplète et non figée.
Nous avons cependant souhaité proposer sans attendre des repères fondamentaux car « Le monde d’après » ne se construira pas sans une profonde remise en cause de nos pratiques de fonctionnement collectif et de gouvernance.
Prenez, servez-vous … et métabolisez !

Préambule

Pendant ces trois années, nous avons fait plus qu’expérimenter la forme d’organisation nouvelle que nous avons appelée “archipel”, détaillée plus bas. Nous en avons ressenti les conditions de pertinence et de continuité. Nous les avons travaillées et testées.

En effet, derrière cet « outil pour l’action en commun » au bel imaginaire ultra-marin, des conditions de possibilité sous-jacentes et essentielles sont présentes, principalement trois.

  1. L’attention au monde à inventer et le souhait de transformation sociale, si présents dans notre expérience, exigent de faire évoluer les modes de fonctionnement présents des collectifs comme des individus qui les constituent. Pour cela, il est nécessaire de s’interroger à intervalles réguliers sur les relations de pouvoir à l’intérieur de nos collectifs, leur degré d’ouverture, leur manière de gérer les conflits internes. Pour chacun des membres d’un collectif, il s’agit de prendre la mesure de son fonctionnement intime, de sa capacité d’écoute et d’attention à la différence.
    En travaillant ces questions, souvent mises de côté sous l’accusation imbécile de “bisounours” adressée à celles et ceux qui les travaillent, nous expérimentons qu’elles sont déterminantes pour affronter le chemin vers une société respirable, à tous les sens du terme. Elles ont coloré fortement l’esprit de notre démarche. Pour en prendre un soin tout particulier, notre archipel lui a dédié un groupe-projet, une « pirogue » spécialement orientée sur leurs renforcements.
  2. Ensuite, nous avons aussi été très attentifs à prendre du temps pour que les îles se rencontrent et écoutent les histoires et les raisons d’être les unes des autres, toutes respectables, et précieuses dès lors qu’on s’est reconnu capables de certains accomplissements en commun. Ce temps permet de se nourrir de nos différences, tout autant que de nos volontés d’agir ensemble, car l’archipel est, non seulement la mise en pratique d’un modèle d’organisation, mais aussi une construction vivante, un « bien-vivre en acte ».
  3. Enfin, il nous faut regarder « les yeux dans les yeux » la question du pouvoir. Se rappeler sans cesse la nécessité de passer du “pouvoir sur” au “pouvoir de” , et goûter la puissance commune que nous donne la coopération, pratiquée avec les attitudes rappelées précédemment.

    Pour prendre une formule couramment entendue depuis plusieurs mois, nous nous sommes engagés dans le « monde d’après » sans attendre que « le monde d’avant » ait bougé, mais en pratiquant très sérieusement les trois éléments déterminants du passage de l’un à l’autre indiqués ci-dessus.

Our Vision

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