Construction de désaccords

Dans un esprit proche de celui de la sociocratie, de la communication non-violente et de la résolution de conflit, Patrick Viveret a mis au point une méthode, qu’il nomme « Construction des désaccords » afin d’insister sur le fait que ce n’est pas le désaccord qui est toxique, mais le malentendu avec ses dégâts collatéraux que sont le soupçon, le procès d’intention, voire le sentiment d’être méprisé parce que non écouté.

Distinguer ce malentendu de ce qui fait vraiment débat est donc tout l’objet de la méthode, désormais reprise dans plusieurs mouvements citoyens comme le Pacte civique[1] et l’observatoire de la qualité démocratique.

Jean Claude Deveze qui la met en œuvre nomme cette méthode « construction de (dés)accords«  car, au passage, cela permet justement d’enregistrer plusieurs accords et de rendre l’ensemble fécond.